Section 1: Légers vallonnements au-dessus du lac.

Aperçu général des difficultés du parcours: un des rares passages un peu plus exigeants de l’étape, pour monter au Pavillon mais c’est court.

Quel que soit l’endroit où vous ayez passé la nuit, le mieux est de repartir de Bienne Altstadt et de gagner la sortie de la ville vers le lac. Si vous venez de la Vieille Ville, c’est aisé. Il suffit de suivre la route cantonale, Kanalgasse, puis le Boulevard du Lac. Vous arriverez à la sortie de la ville, là où part le funiculaire qui va à Macolin, le lieu d’entraînement des athlètes suisses.

Il pleuvait fort, quand nous sommes passés ici. Nous avons donc refait cette étape au début du printemps, un jour de beau temps. Au niveau de la Rue des Alpes, près du funiculaire, la Via Jura quitte la ville.

De petits escaliers de pierre montent sur la colline, entre les mousses et le lierre. Sur toute l’étape, nous sommes au pied du Jura, dans ces petites montagnes, toutes faites de calcaire, de marne et de schistes plissés par les pressions au cours des siècles.

L’histoire géologique du Jura commence il y a 250 millions d’années, par une vaste plaine posée sur un socle granitique passablement érodé. Une mer envahit le territoire et se retire 130 millions d’années plus tard, déposant des calcaires à foison. Alors, le relief se plisse suite à des poussées d’origine alpine, emmenant le magma calcaire fait de coquillages cimentés jusqu’à près de 1’500 mètres.

Puis, à la suite d’une succession d’escaliers qui tournent sur la colline, on arrive au lieudit Pavillon. On comprend pourquoi.

Du Pavillon, la vue s’ouvre sur les parcs de Bienne au bord du lac, là où s’est déroulée en partie l’Exposition Nationale de 2002.

Du pavillon, le chemin quitte les escaliers, se rétrécit, et monte encore un peu dans la forêt au-dessus du lac. En dessous, on aperçoit vite le village de Vingelz.

Ici, on rencontre avant tout des hêtres, très élancés pour la plupart, parfois en touffes sur des rejets. Mais, on y rencontre aussi des chênes, de grands chênes blancs ou de petits chênes pubescents, où souvent le lierre s’accroche. Sur les pins sylvestres dégingandés, il ne reste qu’une touffe sommitale pour se prouver qu’ils existent encore.

Un peu plus loin, la pente s’assagit dans une forêt qu’on devine spacieuse, ce qui doit être aussi le cas quand les arbres auront remis leur plumage.

Puis, l’étroit sentier redescend vers le lac pour gagner la bifurcation qui permet de rejoindre la gare de Vingelz.

Le chemin transite au-dessus du village sous les hêtres.

Il va finir par rejoindre le village et transiter sur le Burgunderweg, le Chemin des Burgondes. Ici, les écriteaux sont rédigés en français et en allemand, la Romandie étant juste à côté. D’ailleurs, avant 1815, cette région faisait même partie de la France. Mais, aujourd’hui ici tout le monde parle allemand. Vingertz (en français, Vigneules) est un village fort étendu, entre le bord du lac et le début du coteau. Les maisons sont cossues dans la région.

La route goudronnée traverse assez longtemps le village.

A la sortie du village, un large de chemin de terre battue prend le relais sous les grands arbres. A la bifurcation, notre chemin reste à mi-hauteur du lac. La montagne est assez escarpée ici, L’autre chemin y monte. De l’autre côté c’est Sonceboz, le Jura bernois, où nous sommes passés hier.

Nous sommes au lieudit Hüsli, à 1 heure de Bienne et à 3 heures et demie de La Neuveville. Ici, on annonce le Rebenweg, le Chemin des Vignes, qui est aussi le Chemin des Bourguignons.

La large route de terre s’en va alors à plat sous les hêtres, les chênes et les pins. Parfois, mais rarement, un peu d’eau suinte de la montagne.

 

 

 

 

Peu après le chemin trouve une bifurcation qui permet de gagner le lac, au village d’Alfermée, et plus loin, au village de Tüscherz, car il existe aussi une variante pour passer près du lac, du moins en partie.

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