Section 1: Un peu de calme, puis l’épreuve dans la forêt de Bueberg.

Aperçu général des difficultés du parcours: un sérieux effort dans les zigzags pentus de la forêt.

Pour retrouver la Via Jura 80 en partance pour Delémont, le mieux est de partir de la gare. C’est souvent en ces lieux que se trouvent toutes les directions des chemins.

Depuis la gare, on traverse la Birse, que l’on ne retrouvera qu’en fin d’étape.

A la BKW-Strasse, la route part progressivement dans la banlieue, et la traverse jusqu’à trouver le Schützenweg.

Le Schützenweg est une petite route goudronnée qui monte en pente assez douce dans les prés, où les moutons sont déjà aujourd’hui à l’ouvrage.

Un chemin entre terre et herbe part bientôt, longeant le sous-bois.

Le chemin pénètre alors dans le sous-bois, se rétrécit et file entre les feuillus, un peu au-dessus de la rivière du Lützel.

Le chemin débouche plus loin près du lieudit Lützelhof.

Là, il traverse le Lützel (Lucelle, en français), une rivière apparemment assez tumultueuse, qui fait d’abord frontière entre la France et la Suisse, traversant les enclaves du canton de Soleure, puis le canton de Bâle-Campagne pour se jeter à deux pas d’ici dans la Birse.

Sitôt de l’autre côté du pont, une large route de terre longe la rivière, qui danse et saute, quelque part entre ombre et lumière, le long des épicéas et des feuillus. Pour le moment, c’est un peu le calme avant la tempête prévue sous peu, profitez-en au maximum.

Et la tempête s’annonce rapidement, sous la forme d’un panneau près duquel passe la Via Jura 80, qui prend ici le nom de Jubiläumsweg. Le chemin du jubilé, on dira plutôt le chemin de la jubilation. Quand on annonce une interdiction pour les cyclistes, ne prédit-on pas le pire ?

Le chemin va monter dans la forêt de Bueberg, sur près d’un demi-kilomètre, avec des pentes nettement supérieures à 15%, parfois entre 30 et 50%. De petits rondins de bois, rongés par le temps, le gel et les intempéries sont comme de béquilles pour assurer la progression.

Le chemin dessine de grands virages, ce qui permet de diminuer un peu la pente. Mais c’est dérisoire. D‘une épingle à l’autre, le chemin continue inexorablement de monter. Pas un seul banc pour se reposer. Il n’est que de s’appuyer parfois un peu contre les troncs des grands hêtres pour reprendre son souffle.

Un peu plus haut, le chemin se rapproche progressivement d’une barre rocheuse.

Sur le rocher, on a même mis en place une main courante. Mais, rassurez-vous. Il n’y a aucun danger ici, car les chemins de randonnée pour grand public, et notamment le Chemin de Compostelle n’empruntent jamais des chemins impossibles. Si les chemins sont difficiles, voire dangereux, ils sont toujours signalés à l’avance.

Nous avons atteint un point, où une petite halte ne peut être que la bienvenue dans un écrin de verdure richement sauvage. L’humidité ici s’accroche à la pente, comme le témoigne la mousse qui tapisse les rochers et même les arbres.

Cependant, nous ne sommes pas encore au sommet. Le chemin monte encore dans la forêt, mais la pente est devenue plus raisonnable. Chemin faisant, on croise une borne de granite. Marque-t-elle une ancienne frontière entre la Suisse et la France, ou simplement une limite entre le canton de Bâle-Campagne et le canton de Soleure? Car, c’est un peu plus loin que l’on quitte le canton de Bâle-Campagne pour une enclave du canton de Soleure.

Sincèrement, personne ne sera déçu d’arriver au terme de cette épreuve difficile, quand il s’arrêtera au sommet de la montagne, pour lire en détail le panneau des directions. Le Chemin du Jubilé s’en va vers d’autres cieux que le nôtre. Sur la Via Jura 80, on annonce Nieder-Huggerwald à une demi-heure de marche et Delémont à 4 heures.

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