Etape 02: De Laufen à Delémont

Entre rivière et petite montagne, du canton de Bâle au canton du Jura

 

En Suisse et en France, le Jura est souvent apprécié comme une notion géographique. En France, c’est un département, en Suisse un canton. Mais, en fait, c’est d’abord une notion géologique.

Wikipedia, Visible earth.nasa.gov

Le massif du Jura date de 35 millions d’années. C’est donc de la montagne très jeune, formée par la compression exercée par les Alpes en direction de la mer actuelle, de l’ouest. Il s’étend comme un croissant le long de la frontière franco-suisse, allant du bout du lac de Zürich jusqu’en Isère.

L’histoire du Massif du Jura commence au début de l’Ère Secondaire, qui s’étend d’environ de 250 millions d’années à 65 millions, avec les dépôts de sédiments au fond des mers. L’ère secondaire est l’ère des reptiles et des dinosaures et du début des mammifères. C’est donc une histoire très récente au niveau de la Terre. Baignée par la mer, dans un climat chaud et humide, la région jurassienne accumule alors, des millions d’années durant, des dépôts sédimentaires variés, qui forment avec le temps d’épaisses couches de marnes et de calcaires. Puis arrive l’Ère Tertiaire, qui s’étend de 66 millions d’années à 2 millions d’années avant nous. Les montagnes du Jura se sont érigées au cours des dernières périodes de l’histoire de la Terre, soit vers la fin de l’ère tertiaire. Au Tertiaire, la mer se retire progressivement. La collision des continents africain et européen provoque la formation des Alpes. Par contrecoup, les Alpes vont créer par plissements et glissement les empilements de marnes et calcaires qui recouvrent le Jura. Le Jura, c’est quasi 95% de marnes et de calcaires, de la même composition “marine“ qu’est le plateau molassique suisse, coincé entre les Alpes et le Jura.

Aujourd’hui, nous quittons Bâle et la Suisse allemande pour entrer en Suisse romande, dans le canton du Jura.  Le parcours ne suit pas la Birse, mais passe sur les contreforts du Jura. Ici, la géographie est très complexe, avec une enclave du canton de Soleure, coincée entre les cantons de Bâle-Campagne et le Jura. Cela ne change rien évidemment au niveau des paysages qui restent les mêmes.

Les dénivelés (+410 mètres/-365 mètres), à première vue, paraissent assez raisonnables. Mais, le diable se cache souvent dans les détails. Vous apprécierez certainement, si vous n’êtes pas un grand sportif, la montée en zigzags dans la forêt de Bueberg, puis, dans une très moindre mesure, la montée vers Ober-Huggerwald. Les descentes, elles, sont tout à fait raisonnables.

 

C’est une bonne étape pour les marcheurs, avec un trajet majoritairement sur des chemins:  

  Goudron: 7.3 km
Chemins: 12.0 km.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés.  Il existe sur Internet une demi-douzaine de sites qui permettent d’estimer des dénivelés à partir de cartes. Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, mais jambes me disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la simple mathématique pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-laufen-gare-a-delemont-gare-par-la-via-jura-34655959

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour la liste des logements. Avant