Section 1: Dans la ville, puis dans les parcs le long du ruisseau.

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

On peut partir soit de la gare de Bâle soit du centre-ville à Barfüsserplatz. Si vous n’êtes pas familier avec la ville, vous trouverez des détails sur le centre-ville en ouvrant l’étape Bâle-Ferrette sur les chemins qui mènent en France au Puy-en-Velay. Si vous partez de la gare, montez Aeschengraben jusqu’à Aeschenplatz. Si vous n’êtes jamais passé par Bâle, vous serez souvent surpris: pas ou peu de feux tricolores, pas ou peu de passages cloutés. Juste les rails des trams marquent la route. Les piétons et les cyclistes traversent gaillardement, sans sourciller. Les voitures, quand il y en a, roulent au pas, et les trams font retentir leur cloche. C’est assez inouï de constater comment, dans une ville de près de 500’000 habitants, tout ce petit monde cohabite apparemment sans heurts.

Depuis Barfüsserplatz, il faut suivre le grand boulevard de Steinenberg. Sur votre droite vous trouverez, près d’un grand parking, l’église St Elisabeth, un temple de construction assez récente, datant du XIXème siècle, rénové ces dernières années.

La route tourne à gauche sur le boulevard Aeschenvorstadt. Au bout du boulevard, on arrive au grand carrefour de Aeschenplatz. Vous arriverez aussi ici si vous êtes parti de la gare.

C’est ici que vous trouvez un des deux sièges centraux de UBS. De là à nous faire croire que UBS ce n’est que pour les artisans, tout le monde avalera cela, non? C’est aussi ici que, près des arrêts des trams, vous devez prendre St Alban-Anlage.

Vous pouvez considérer ici que vous avez quitté le centre-ville. Les grandes avenues sont derrière vous, et vous n’aurez presque que de petits chemins pour sortir de ville. Ici, on passe dans une sorte de parc au milieu de l’avenue. Apparaissent alors les premiers signes jaunes de direction, ces phares de salut des chemins de randonnée helvétiques.

La route tourne vers St Alban Tor. La porte de St. Alban est un vestige des fortifications de la ville, datant de 1400. Dans le passage de la porte, on voit encore les pieux qui permettaient de barrer l’entrée de la ville.

Le chemin descend alors vers la rivière de St Alban-Teich, traverse le canal et se retrouve sur la rive droite du canal. Le Rhin n’est pas loin. C’est ici que l’on voit enfin la direction de Aesch, sur la Via Jura 80. Avant la guerre de 14-18, les meuniers étaient les rois du pétrole, de l’énergie. On y moulait le froment, le blé, le seigle ou l’avoine. Ces moulins ne nécessitaient pas grande eau. Dans toute l’Europe, ces moulins ont disparu dans les années 1950. Dommage pour le patrimoine!

St. Alban est un des plus beaux quartiers de la ville, à la fois romantique et mystérieux. On l’appelle la Petite Venise de Bâle, une vieille ville animée par des canaux que les moines ont fait creuser pour apporter l’eau aux artisans, notamment pour le papier. Les maisons se font plus basses dans ce coin de Bâle, rénové au courant des années 90 grâce aux mécènes, si présents ici qu’on se croirait presque au temps de la Renaissance à Florence. Il y a énormément d’argent ici, pas que dans les banques de l’UBS. Nous n’aurons pas le temps de flâner dans ce quartier qui mélange aujourd’hui antique et moderne. Dommage! Nous avons 30 kilomètres de marche devant nous.

Un trottoir longe alors le canal dans ce qui n’est pas la partie la plus mystérieuse de St Alban.

Au bout du quartier, au niveau de l’église catholique moderne de Don Bosco, le trottoir quitte un moment le canal pour traverser la Waldenburgerstrasse. Ici, vous ne saurez éviter du regard de l’autre côté du Rhin, la Tour Roche, en fait le Building 1, un gratte-ciel de 178 mètres de hauteur et de 41 étages. C’est le plus haut gratte-ciel de Suisse, abritant l’administration de Roche. Avec ses bureaux pour 2’000 personnes, ses salles de conférence et ses cafétérias. Le bâtiment, achevé en 2015 est l’oeuvre de deux architectes bâlois célèbres, Jacques Herzog et Pierre de Meuron. Née en 1978, cette agence possède aujourd’hui des succursales partout dans le monde et occupe plus de 400 personnes. Si le Tate Modern à Londres reste l’oeuvre la plus connue, les architectes ont réalisé des musées et des bâtiments sur toute la planète. Ici, à Bâle, comme aux compagnies pharmaceutiques l’argent ne fait pas défaut et si le Building 1 n’a coûté que 500 millions de francs suisses, on attend le Building 2, pour 2021, à plus de 205 mètres de hauteur. Toujours plus haut, et sans doute plus cher, telle pourrait être la devise de Roche. Il y a encore quelques molécules à vendre dans le pipe-line.

Puis, sur le trottoir, on retourne près du canal, dans un quartier qui doit être riche en écoles, à voir le nombre d’écoliers qui se déplacent en masse le matin.

Les autres utilisateurs du chemin sont bien évidemment les propriétaires de chiens, sortis pour leur premier pipi de la journée. Le chemin arrive alors près de l’autoroute A3, la grande autoroute qui coupe tout l’est de Bâle, se dirigeant vers l’Allemagne et la France.

La via Jura 80 passe alors sous l’autoroute (une voie pour le canal, l’autre pour les piétons) et ressort dans le Schwarzpark.

Elle longe le canal tout au long du parc, où de petites passerelles permettent l’accès à l’intérieur. Ici, c’est strict : pas de chiens, pas de bicyclettes, pas de souliers à crampons, pas de barbecue. L’ascèse, quoi! Les parcs ne sont pas très nombreux au centre-ville, mais le grand poumon bâlois se trouve dans les vastes forêts à l’ouest de la ville.

A Redingstrasse on quitte le parc, mais la promenade se perpétue le long du canal.

Un peu plus loin, la Via Jura 80 passe de l’autre côté du canal. C’est difficile de s’égarer, car les changements de direction du chemin sont sans cesse signalés.

Puis on perd le canal et on s’approche à grands pas du nœud le plus épineux de la ville de Bâle. Ici, tout passe: les routes, les autoroutes, les trains, les tramways, et les supporters de football.

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