Etape 01: De Bâle à Laufen

De la ville à la montagne, en passant par les belles berges de la Birse

 

Aujourd’hui, nous n’irons pas visiter la belle ville de Bâle, son centre historique, à cheval sur le Rhin, une vielle ville avec de belles maisons classées et répertoriées, et ses petites venelles. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Bâle, un petit résumé du centre-ville se trouve dans une autre étape dans ce site (« De Bâle à Ferette », dans la rubrique « Chemins menant de Suisse au Puy-en-Velay »). Nous n’irons pas non plus visiter les nombreux musées de la ville (une quarantaine, dont le célèbre Kunstmuseum, un des grands musées de la planète, qui a refait peau neuve ces dernières années), passer une après-midi au zoo en pleine ville, goûter aux célèbres « Läckerli », de petits biscuits au miel. Il faudrait aussi passer à Bâle à Carnaval, le lundi suivant le mercredi des Cendres, quand résonnent les cliques qui s’ébranlent à la lueur des lampions.

Le parcours aujourd’hui file plein sud, traversant le canton de Bâle, divisé en deux depuis 1833, suite à des conflits incessants entre la ville et la campagne.  Le parcours frôle aussi le canton de Soleure, mais la grande partie du parcours se déroule dans le canton de Bâle-Campagne (Baselland).

Wikipedia

Aujourd’hui, nous ne ferons que transiter par les quartiers sud-est de la ville, qui s’étendent de la gare vers les autoroutes de contournement de la ville, puis vers le Parc St Jakobs, le haut lieu des réjouissances sportives bâloises.  A partir de là, le parcours quitte la ville à proprement parler, se baladant des kilomètres durant sur les berges de la Birse, une rivière qui coule, le plus souvent sous les petits feuillus, qui forment une allée verte des deux côtés de la rivière.  La fraîcheur règne sous le feuillage. Et les humains ici ? Quasi absents, comme dissous dans cette nature. Car le chemin évite consciencieusement les villes, se blottit tout près de l’eau, car les monstres en béton sont bien là, tout autour, avides d’avaler aussi le fleuve. Car le Grand Bâle, qui remonte la rivière, va bien jusqu’à Aesch, là où l’autoroute bruyante termine sa course.

Puis soudain changement total de programme. A Aesch, la vallée de la Birse se resserre nettement, entre les falaises.  Dès lors, où pensez-vous que les organisateurs de la Via Jacobi font-ils passer le chemin ? Sagement, entre la rivière et la route. Que nenni !  Il y a de beaux chemins en forêt sur la montagne.  Alors, départ pour les « alpages ». Nous retrouverons la rivière en fin d’étape, à Laufen.

Le trajet se partage entre ville, forêts et campagne, sur des dénivelés relativement conséquents, mais très supportables pour une longue étape (+551 mètres/-472 mètres). Mais enfin tout est relatif, car ces dénivelés ne s’appliquent qu’à la deuxième moitié de l’étape, la première moitié ne s’élevant que d’une cinquantaine de mètres. C’est donc une étape assez difficile, comme le seront toutes les étapes du Jura suisse. Il y a deux belles bosses : celle qui mène au château de Pfeffingen, mais surtout la deuxième, celle qui va au col de Blattepass. Par la suite, le parcours est presque sans difficulté, si ce n’est une « terrible » mais courte descente sur Zwingen.

 

C’est une étape bénie pour les marcheurs, avec un trajet majoritairement sur des chemins.  

Goudron: 8.7 km
Chemins: 21.3 km.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici. Vous devez savoir que sur la Via Jura 80, les logements ne sont pas nombreux.  Souvent même, il n’y a qu’une seule possibilité de se loger en fin d’étape. Ne partez pas sur ces parcours, soi vous n’avez pas réservé en avance.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant