Etape 6: De Coppet à Genève

Jusqu’à Genève, au bout du lac et de la Via Jacobi 

 

L’Association des Amis de Compostelle en Suisse a été fondée en 1988 et compte environ 2’500 membres. En 1989, on fit un inventaire des voies possibles, car on savait peu de choses sur les chemins parcourus en Suisse. On connaissait les grands axes qui arrivaient d’Allemagne et d’Autriche. On savait ou on croyait savoir que les pèlerins passaient par Einsiedeln, Payerne et Fribourg et c’est à peu près tout. Ce n’est guère plus explicite d’ailleurs pour les voies en France ou en Espagne. On connaît les grandes directions, les abbatiales, les couvents, mais les détails ne sont pas connus du tout. C’est d’ailleurs toujours étrange de croiser un grand nombre de pèlerins qui ne veulent pas dévier d’un pas du trajet parcouru par leurs ancêtres ! Ils oublient que le pèlerins du moyen-âge ne faisaient guère plus de 5 à 10 km par jour, qu’il passaient parfois les rivières à la nage ou sur des gués impossibles, qu’ils cherchaient souvent un chemin possible dans la végétation. Le goudron était aussi fruste en ce temps-là.

Alors, en Suisse comme en France, on s’est rabattu sur les tracés des organisations régionales du tourisme pédestre. Quand vous suivrez la Via Podiensis en France, vous marcherez en fait sur le chemin de Grande randonnée GR65. En Suisse, les Amis de Compostelle ont emprunté les itinéraire de la Via Jacobi 4 et l’ont balisée en ajoutant la coquille pour signaler Compostelle. Ces gens-là on fait un travail remarquable, et le parcours en Suisse allemande et en Suisse française jusqu’à Morges est assez exceptionnel. Ose-t-on leur faire un léger reproche, à savoir le choix du chemin le long du Léman ?  Il n’y a rien à dire jusqu’à St Prex, car le chemin suit le bord du lac. Mais pour la suite, il y a question. Le bassin lémanique regroupe pas moins de 1’600’000 habitants, la plupart du temps groupés sur les rives du lac. Alors, pourquoi a-t-on fait passé un chemin par là ? Quand vous serez sur la Via Podiensis, vous n’allez rencontrer que 3 villes de moins de 20’000 habitants sur le parcours jusqu’aux Pyrénées. Alors, ici dans cette région lémanique, on aurait pu faire passer le chemin plus haut, sous les crêtes du Jura jusqu’ à Genève. On ne l’a pas fait, tant pis. Et les pèlerins ont tous besoin de panneaux de directions.

Alors, cette étape n’est pas la plus belle de la Via Jacobi en Suisse. Vous allez traverser en fait la grande banlieue de Genève et il n’y a pas grand chose d’excitant à se mettre sous la pupille. Vous allez passer à côté de grandes demeures cachées dans des parcs fermés. Vous ne verrez pour ainsi dire aucun pauvre ici, même si parfois dans les petits villages, le faste n’est pas toujours de mise. Une bonne solution serait donc de prendre le bateau pour Genève. Cela vous laisserait plus de loisir pour visiter la ville.

Cependant, pour les adeptes de la marche à pied, voici ce que vous allez trouver sur le chemin.

 

 

Encore aujourd’hui, les dénivelés (+184 mètres/-174 mètres) sont insignifiants. Ce ne sont que quelques ondulations légères au-dessus du lac. Il y a, comme à l’habitude, presque toujours de petits bosquets préservés quand on traverse les ruisseaux.

 

Les cartes de navigation vous donnent les pentes moyennes mesurées sur le tronçon ainsi que les pentes cumulées, positives et négatives, depuis le début de l’étape.Malheureusement, car il y a toujours un peu d’ombre dans

Mais aujourd’hui encore, quand on se rapproche des villes, le goudron est omniprésent:

  • Goudron: 14.1 km
  • Chemins: 4.1 km

Dans ce guide, le trajet est divisé en petites sections. Pour chacune, vous aurez de l’information sur les dénivelés, les types de chemins ou de routes rencontrés, ou sur les logements.

Si votre intérêt est dirigé vers le tracé, les dénivelés, les types de chemins ou de routes rencontrés, cliquez sur:

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Si vous préférez trouver des renseignements sur les logements, alors ouvrez:

 

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