Etape 10: De Ringgenberg à Spiez

Par bonheur, la via Jacobi évite le bazar effréné d’Interlaken

 

Interlaken, comme le nom l’indique, est la cité entre deux lacs. C’est un site magnifique, enchanteur, personne ne saura le nier. Les lacs de Brienz et de Thoune qui se joignent aux abords de la ville, les merveilleux 4’000 enneigés toute l’année qui surplombent les lacs, on comprend assez vite pourquoi Interlaken attire autant de touristes, notamment asiatiques et arabes.

Mais, il en est ainsi de nombre d’endroits magnifiques, le tourisme ici n’est plus qu’une grosse entreprise commerciale. Le gros de l’affaire se concentre sur la Höheweg, l’artère principale de la ville, avec sa multitude de boutiques de luxes, d’horlogeries et d’hôtels****. Certains restaurants affichent des menus en plus de 10 langues, dont trois asiatiques différentes. Car ici, japonais, chinois, et autres asiatiques côtoient sans problème les riches venus du Qatar, du Koweït, d’Oman, d’Arabie Saoudite ou des Emirats arabes. Les hôtels mettent à disposition des tapis de prière, avec des chambres parfois équipées de boussoles, pour trouver aisément la direction de la Mecque. Des croisières sur le lac de Brienz offrent un buffet hallal. Il y a plus de 5’000 lits disponibles à Interlaken. Aujourd’hui, l’Office de tourisme enregistre plus de 100’000 nuitées en provenance de la clientèle arabe. On a parfois le sentiment, en se promenant sans la cité, de se trouver à Abou Dabi. Ici, les trains, gratuits, circulent sans cesse entre les deux gares situées aux deux extrémités de la ville, train d’ailleurs relié à Lucerne l’autre lieu touristique par excellence du pays, train que nous avons eu, maintes fois, l’occasion de croiser dans les étapes précédentes.

Cependant le pèlerin peut éviter tout ce bazar. Le chemin longe l’Aar et ne pénètre que marginalement en ville. Il ne passe qu’à Unterseeen, la partie la moins touristique de la ville pour rejoindre la rive du lac de Thoune, passer par les célèbres grottes de Beatenberg, avant de replonger sur Meiringen, au bord du lac. Là, le pèlerin n‘a pas autre choix, s’il veut aller à Santiago di Compostelle, de prendre le bateau pour Spiez, de l‘autre côté du lac.



Les dénivelés aujourd’hui (+469 mètres/-463 mètres) sont très raisonnables. C’est un parcours sans aucune difficulté, presque plat jusqu’à Neuhaus. Par la suite, les montagnes russes se font un peu plus exigeantes, notamment près des grottes de Beatenberg, où la pente est sévère.

 



Les cartes de navigation vous donnent les pentes moyennes mesurées sur le tronçon ainsi que les pentes cumulées, positives et négatives, depuis le début de l’étape.

Dans cette étape, les parcours sur les chemins sont nettement plus nombreux que ceux qui suivent la route:

Goudron: 4.5 km
Chemins: 12.6 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés.  Il existe sur Internet une demi-douzaine de sites qui permettent d’estimer des dénivelés à partir de cartes. Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, mais jambes me disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la simple mathématique pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-ringgenberg-a-merlingen-spiez-par-la-via-jacobi-4-32201909

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour la liste des logements. Avant