Section 1: Une longue et pénible descente sur Brienzwiler.

Aperçu général des difficultés du parcours: descente pénible et difficile, déjà par beau temps. Par endroits, les pentes dépassent allègrement les 25%. Près de 500 mètres de dénivelé négatif!

La Via Jacobi descend du col du Brünig sur la route juste en dessous à l’hôtel Kulm. Là, elle part en dessus de la route pour éviter la circulation, qui est souvent importante lors de la journée. 

Aujourd’hui, c’est temps de pluie. Cela nous empêchera d’avoir une vue sur les majestueuses montagnes des Apes bernoises, que sont l’Eiger, le Mönch ou la Jungfrau.

Un petit chemin longe alors la route.

Un peu plus loin, on quitte l’axe et une petite route monte alors au petit hameau de Herweg.

Un chemin monte alors dans le sous-bois pour atteindre une clairière avec les petites granges de Brääch. En Suisse, de façon générale, on exploite le hêtre à tout và et les billots sont soigneusement éparpillés le long des chemins où passent les tracteurs.  

Le chemin se dirige alors à nouveau vers la grande forêt de Uochwald, qu’il va traverser jusqu’à Brienzwiler. Le chemin monte encore un peu au milieu des des hêtres et parfois des charmes, avec de plus rares conifères, surtout des épicéas. 

Commence alors une longue descente dans la forêt, assez pénible par endroits, avec souvent des pentes à plus de 25%. Cette descente fait partie des plus raides du Chemin de Compostelle en Suisse, à l’égal de la descente sur le lac des Quatre Cantons, à Beckenried ou des pentes soutenues qui arrivent à Wattwil ou à Schwyz. 

Sur le fond de la descente, la vue s’ouvre sur la vallée de Brienz et d’Interlaken.

 Puis, beaucoup plus bas, la Via Jacobi sort de la forêt et  passe le Dorfbach, une rivière à sec, mais où les crues doivent être importantes,  étant donné le béton de la digue protectrice.

Elle arrive alors sur les hauts de Brienzwiler.

Brienzwiler est juste un village magnifique. Il y a (ou il y avait) de l’argent, mais surtout beaucoup de goût dans le canton de Berne.

La Via Jacobi quitte les magnifiques maisons de bois du village, de vrais musées vivants à elles seules. Ici, ce ne sont pas des fermes, mais des maisons cossues, aux façades brunes, usées par le temps. Les fenêtres se touchent presque et les rideaux sont souvent brodés. Parfois, les maisons arborent de petites galeries sous des toits en croupe, ornées de géraniums, la fleur symbole des bacons des petits pays de la Suisse allemande.

A la sortie du village, la route qui conduit à Hostetten s’en va dans un sous-bois. Jusqu’à Brienz, le Chemin de Compostelle est pour ainsi dire plat. La route passe bientôt devant un grand manège.

Cliquez ici pour continuer l’étape sur le tronçon suivant. Avant

 

ou encore revenir sur  la page initiale de la présentation de l’étapeRetour