Etape 09: Du col du Brünig à Ringgenberg

Entre lac et canyons, sous les neiges éternelles

 

Aujourd’hui, le chemin plonge du col du Brünig dans l’Oberland bernois, où se côtoient les lacs bleus et limpides de Brienz et d’Interlaken, et les majestueuses montagnes, que sont le Finsteraarhorn, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau qui sont la fierté de la région.

Le chemin traverse des villages, où les vieilles bâtisses en bois et aux parois souvent sculptées, rivalisent de grandeur et de majesté. Il traverse aussi longuement la petite cité de Brienz avec ses sculptures en bois. C’est la spécialité locale, et une école, unique en Suisse, y enseigne le métier. Le chemin, de Brienz à Interlaken, traverse forêts, canyons sauvages et campagne. Le chemin offre en continu de magnifiques coups d’œil sur le lac de Brienz, en dessous, avec ses eaux qui changent de couleur au fil des humeurs du temps. Dans ce pays, les églises ne sont pas légion. En fait, ce sont des temples, car le canton de Berne est un canton protestant.

Il faut le répéter ici. La traversée du Chemin de Compostelle en Suisse alémanique est un enchantement renouvelé tous les jours. Même si on traverse inlassablement prés et petits bosquets, le patrimoine paysan est présent partout, mais varie d’une vallée à l’autre. Il n’y pour ainsi dire aucune culture dans la région. Et dans ce pays d’élevage et de lait, la richesse des paysans bernois a encore magnifié et porté à l’excellence la beauté des fermes et des maisons.




Les dénivelés sont importants aujourd’hui (+645 mètres/-1050 mètres) et c’est une étape casse-pattes, assez pénible. Le chemin monte encore au-dessus du col du Brünig pour plonger (et le mot n’est pas fort: plus de 400 mètres) sur Brienzwiler. Par la suite, de légères montagnes russes vous attendent jusqu’à Brienz. Depuis Brienz, le chemin ne fait que monter et descendre d’un canyon à l’autre, d’un village à l’autre jusqu’à rejoindre définitivement le lac à la fin de l’étape, à Ringgenberg. Dans cette étape, vous croiserez un nombre invraisemblable de petits canyons, sans une goutte d’eau, qui ne sont en fait que de gros éboulis descendant de la montagne ou des couloirs à avalanches en hiver. On évacue parfois les gens dans la région à cause des risques.

 




Les cartes de navigation vous donnent les pentes moyennes mesurées sur le tronçon ainsi que les pentes cumulées, positives et négatives, depuis le début de l’étape.

Dans cette étape, les parcours sur les chemins et sur les routes sont équivalents:

Goudron: 12.5 km
Chemins: 11.5 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés.  Il existe sur Internet une demi-douzaine de sites qui permettent d’estimer des dénivelés à partir de cartes. Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, mais jambes me disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la simple mathématique pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/du-col-du-brunig-a-ringgenberg-par-la-via-jacobi-4-32154799

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour la liste des logements. Avant