Section 1: Dans la vallée du Laad bien au-dessus de Wattwil.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: il n’est que de considérer le profil, c’est souvent à plus de 15%; près de 400 mètres de dénivelé sur 4 kilomètres.

La Via Jacobi 4 quitte Wattwil en passant sous la voie de chemin de fer, puis suivant une rue parallèle à la voie de chemin de fer.

La Via Jacobi quitte rapidement la cité. Chemin faisant, on aperçoit le grand et ancien couvent des capucines, le Couvent de Ste Marie des Anges, reconverti aujourd’hui en « Ferme de l’Espoir ». La première “Ferme de l’Espoir” a été fondée dans les années 80 au Brésil par un franciscain allemand, Frei Hans Stapel. Des milliers de jeunes drogués ont déjà pu se libérer de l’emprise des stupéfiants et de l’alcool grâce à l’expérience assez unique des “Fazendas da Esperança”.

Le petit chemin traverse un sous-bois, puis ressort dans un quartier de villas neuves sous le château.

Puis, il repart dans le sous-bois avant de rejoindre la route qui monte à Unterlaad.

Le Château d’Iberg dont il ne reste que le donjon et quelques murailles date du début du XIIIème siècle. La montée a été sévère, plus de 100 mètres de dénivelé en un peu plus de 1 km. De là-haut, Wattwil se réveille au petit jour.

Bien ! On a vu le château, car il n’y a pas grand chose à voir, et le chemin peut redescendre. Il redescend donc un peu pour rejoindre la route de Unterlaad.

Il rejoint la route d’Unterlaad à Schlosswis.

Mais, la Via Jacobi ne reste pas longtemps sur le goudron. Un petit chemin monte sec dans le sous-bois, où s’alignent les hêtres, les chênes et les épicéas. Puis, l’espace s’ouvre à nouveau sur les prairies, avant de retrouver la route au-dessus.

La Via Jacobi joue un peu à yo-yo avec la route, suivant un petit raccourci dans les prés avant de retrouver la route.

Et le jeu de yo-yo reprend plus haut…

…pour s’achever sur un replat. En se retournant, on voit  Wattwil bien en dessous. Nous sommes montés de 300 mètres d’altitude en en peu plus de 3 kilomètres, avec parfois des pentes supérieures à 20%. C’est raide, non ?

La route passe alors à Unterlaad, près des géraniums des fermes, la plupart « tavillonnées » avec goût. Les fermes sont vraiment splendides en Suisse Orientale, presque aussi belles que dans le canton de Berne.

Ici, tous les hameaux portent la même terminaison: Unterlaad, Vorderlaad, Oberlaad. Nous sommes dans la vallée où coule le petit ruisseau du Laadbach. La route va traverser ces petits hameaux, en fait des fermes isolées ou regroupées. Certaines demeures sont plus riches que d’autres et portent des inscriptions en écriture « Hochdeutsch » sur les façades.

La route passe près d’un restaurant où on peut aussi dormir dans la paille, manière de faire très prisée dans de nombreux endroits en Suisse allemande. C’est aussi ici que l’on passe sur un des affluents du Laadbach, souvent invisibles sur le chemin.

Alors, la vallée s’ouvre largement et la route continue de monter au milieu des fermes isolées. L’extrémité du vallon est juste magnifique, dans des relents de bétail qui vous chatouillent les narines. A l’horizon se dresse encore la chaîne du Säntis.

On va quitter le Toggenburg pour la région du lac jusqu’à Rapperswil, au bout du lac de Zürich.

Au sommet, la pente se fait plus prononcée et l’horizon s’ouvre nettement. Les routes ici ne sont ouvertes qu’aux locaux. On a vraiment le sentiment de passer un col, de changer de pays en quelque sorte.

La Via Jacobi arrive alors à Heid, à 975 mètres d’altitude, avec une buvette bienvenue. Le bonheur total, non ? Nous avons bien souffert depuis Wattwil, à 613 mètres d’altitude.

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